|
|
|
L'entretien des pelouses |
|
Pour obtenir un résultat impeccable, il est nécessaire de bien entretenir le gazon. Le tondre ne suffit pas ! C'est au prix de soins fréquents, prodigués à certains moments précis, que vous aurez la satisfaction de recueillir les compliments de vos amis, voisins ou visiteurs. Un beau gazon reste malgré tout une culture de plantes (graminées) dont la particularité est d'être établie à forte densité; il faut donc veiller à ce que les conditions de croissance soient optimales. Voici quelques interventions importantes dans un planning d'entretien raisonné. LE ROULAGE Il est nécessaire de raffermir le sol au printemps pour remédier au foisonnement. Celui-ci est provoqué par les gelées hivernales qui soulèvent les touffes de graminées dont les racines souffrent de cette situation. Pour y remédier, un léger roulage s'impose. Evitez de le faire sur un terrain gorgé d'eau. Un passage suffit, le but n'étant pas de niveler ou de compacter le sol. LA SCARIFICATION C'est un travail par excellence, qui sera envisagé quand la pelouse devient accessible, c'est-à-dire généralement de mi-mars à mi-avril. Son rôle est double: débarrasser la pelouse de tous les déchets qui l'étouffent et provoquent un feutrage au niveau du sol et ensuite, lacérer le sol en surface pour inciser les rhizomes des graminées dans le but de les faire ramifier (à terme: on constate un épaississement du gazon et surtout l'apparition de jeunes touffes). Même si les jardineries vendent des outils à main, l'idéal est de louer un appareil pour 1/2 ou 1 journée. Réglez la profondeur du scarificateur pour que ses tranchants commencent par "peigner" le gazon. Vous serez surpris de voir sortir un incroyable volume de chaumes et de mousses. Ramassez ces déchets. Ensuite, effectuez un second passage, perpendiculairement au premier, en réglant l'appareil sur une plus grande profondeur de travail (10-20 mm). Les couteaux vont maintenant jouer le rôle d'aérateur du sol et de diviseur de racines. Bien sûr, vous constatez à nouveau un rejet important de déchets, cette fois accompagnés d'un peu de terre. Ramassez soigneusement tout cela. Initialement à cette scarification, vous aurez appliqué un produit antimousse. Contrairement à une idée préconçue, ces mousses ne caractérisent pas uniquement les milieux acides, mais apparaissent plus aisément quand se combinent trois conditions: humidités (zones d'ombre), tassement du sol et pH acide. |
|
Les produits vendus pour amateurs sont : |
|
- le sulfate de fer "fluidisé" (poudre facile à épandre contrairement à l'ancienne présentation sous forme de cristaux qui avaient tendance à fixer l'humidité), dont l'action est rapide (dernier délais: +/- 15 j. avant de scarifier); à utiliser à la dose de 4-5 kg par are; les marques sont très nombreuses et il est impossible de les citer toutes ici; |
|
- le sulfate de fer associé à l'EDTA-ferreux disodique, vendu sous deux appellations commerciales: "Viano antimos 2" et "Moscide"; à appliquer à faibles doses: 150 à 200 g par are; |
|
- le dichlorfen, vendu sous le nom de "Almoskil": concentré soluble à utiliser à la dose de 500cc par are, dans une quantité d'eau suffisante, qui dépend également du mode d'application (arrosage et pulvérisation). |
|
On notera enfin que certains produits antimousse, dont le sulfate de fer, acidifient le sol, ce qui encourage le retour de celles-ci dans les mois qui suivent le traitement; la solution est d'apporter un amendement calcaire en quantité importante (5-10 kg par are), en complément du traitement destiné à combattre les mousses. Ce chaulage peut se faire par exemple après scarification. |